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TraceMapper pour les Gamers

Optimisez votre route vers les serveurs de jeu, réduisez votre ping en trouvant le chemin le plus rapide et identifiez les zones de gigue qui causent des pics de lag en partie compétitive.

Optimiser les routes serveur

Visualisez le chemin exact emprunté par vos paquets vers votre serveur de jeu. Identifiez quels sauts FAI ajoutent le plus de latence et si votre trafic fait un détour inutilement long.

Réduire le ping et la latence

Comparez les routes vers différentes régions de serveurs pour trouver le ping le plus bas. Consultez la latence saut par saut pour comprendre exactement où le délai est introduit dans votre connexion.

Identifier les zones de gigue

La gigue provoque du rubber-banding et de la désynchronisation en jeu. TraceMapper mesure la gigue à chaque saut pour identifier précisément le segment réseau instable à l'origine de vos pics de lag.

Votre ping affiche 25 ms dans le lobby et 90 ms dès que la partie commence. Vous tirez, le serveur n'est pas d'accord, et vous reculez de trois mètres d'un coup, le fameux rubber-banding. Ni le compteur du jeu ni un test de débit ne vous disent où partent ces millisecondes. Entre votre machine et le serveur de jeu se trouvent votre box, votre FAI, un ou deux réseaux de transit et l'hébergeur. Le délai, et la gigue derrière les pics de lag, vient de l'un d'eux.

Un traceroute visuel place chacun de ces sauts sur une carte, avec sa latence, sa gigue et sa perte de paquets, et nomme le réseau qui le possède. Vous savez alors si le coupable est votre Wi-Fi, la congestion de votre FAI aux heures de pointe, un mauvais peering entre votre FAI et l'hébergeur, ou simplement une région serveur trop lointaine. Un traceroute ne baisse pas votre ping par lui-même ; il vous dit quelle solution mérite un essai, et vous arme de preuves face à votre FAI.

Trouver le saut qui ajoute la latence

Tracez vers l'adresse du serveur (journaux du jeu ou liste de serveurs de la plateforme), avec 30 à 40 sauts maximum. Lisez la latence du premier saut au dernier et cherchez le premier bond qui reste élevé ensuite. Le saut 1 est votre box : au-delà de 5 ms en Ethernet, ou de 20 ms avec une gigue visible, le problème est chez vous, généralement le Wi-Fi. Les sauts 2 à 4 appartiennent à votre FAI ; un bond à 21 h absent à 8 h est une congestion d'heure de pointe. Un bond exactement là où la colonne ASN change est la jonction entre votre FAI et un transitaire ou l'hébergeur. Un 40 ms constant du changement d'ASN jusqu'au bout, c'est la distance : changez de région.

La gigue et la perte, pas le ping moyen, causent le rubber-banding

Un ping de 60 ms avec 2 ms de gigue est fluide, 40 ms avec 30 ms de gigue est injouable, car le jeu prédit votre position entre deux paquets et la corrige quand ils arrivent en retard. Lisez la colonne gigue saut par saut : le premier où elle grimpe est votre segment instable. La perte se lit de même, avec un piège. Un saut intermédiaire à 20 % de perte avec une destination à 0 % est un routeur qui néglige les réponses au traceroute, pas des paquets de jeu perdus. Une vraie perte persiste d'un saut jusqu'au dernier. Lancez la trace en heure de pointe et en heure creuse, puis comparez-les côte à côte : la différence distingue une congestion d'un problème de chemin permanent.

Filaire ou Wi-Fi, choix de la région, et quoi envoyer à votre FAI

Tracez en Wi-Fi puis en Ethernet, même cible, et comparez. Si la gigue du saut 1 tombe de 15 ms à moins de 1 ms, c'est réglé : rien ne bat un câble. Tracez ensuite vers deux ou trois régions : la liste du jeu reflète rarement votre vrai chemin, et une région proche peut transiter par un point d'échange lointain. Si le délai apparaît chez votre FAI ou à sa jonction, relancez la trace depuis une sonde Globalping sur un autre réseau du pays et exportez les deux. Même cible, autre réseau, moitié moins de ping : difficile à balayer. Un VPN vaut un essai si le problème est le peering, car il change où votre trafic est remis ; inutile contre la distance ou le Wi-Fi.

Lire une trace : une partie qui lague tous les soirs

Exemple pédagogique, pas une mesure réelle. Un joueur lyonnais trace vers un serveur à Francfort. Le saut 1, la box, répond en 1 ms sans gigue. Les sauts 2 à 4, chez le FAI, sont entre 8 et 11 ms. Au saut 5, l'ASN passe à un transitaire : 14 ms. Le saut 6 affiche 68 ms avec 25 ms de gigue, et tout reste autour de 70 ms jusqu'au serveur. Le bond persiste jusqu'au bout, il est donc réel, et commence juste après la jonction : le maillon faible est entre ce transitaire et l'hébergeur, pas à la maison. La même trace à 7 h donne 18 ms de bout en bout : congestion d'heure de pointe. Options : une région desservie par un autre transitaire, un essai de VPN, ou un ticket au FAI avec les deux traces.

Les outils à utiliser avant et après la trace

Ping envoie une rafale de sondes et rapporte minimum, moyenne, gigue et perte ; utilisez-le d'abord pour confirmer que le pic se produit maintenant, puis tracez. DNS Lookup vous indique vers quelle adresse se résout le nom d'hôte du jeu, car certains jeux utilisent des adresses différentes par région. WHOIS et IP Reputation identifient le propriétaire d'une adresse serveur, utile quand un serveur communautaire s'avère hébergé sur un autre continent. Port Check confirme qu'un port de jeu est joignable quand on soupçonne un pare-feu ou un CGNAT.

Glossaire réseau

Questions fréquentes

Un traceroute peut-il baisser mon ping ?
Non. Il mesure le chemin, il ne le modifie pas. Ce qu'il vous donne, c'est le segment qui ajoute le délai, pour corriger la bonne chose : remplacer le Wi-Fi par de l'Ethernet si le saut 1 est instable, choisir une région serveur au chemin plus propre, tester un VPN si le problème se situe à une jonction de peering, ou envoyer des preuves à votre FAI quand la congestion est de son côté.
Le jeu affiche 30 ms mais certains sauts affichent 60 ms. Lequel a raison ?
Les deux peuvent avoir raison. Le compteur du jeu mesure l'aller-retour vers le serveur avec le protocole du jeu. Le traceroute mesure chaque routeur intermédiaire, et les routeurs répondent souvent lentement parce qu'ils déprioritisent ce type de trafic. Seul le dernier saut reflète votre vrai ping, et seul un délai qui persiste d'un saut jusqu'à la destination est réel. Essayez le mode TCP ou UDP si l'ICMP semble anormal.
Je suis derrière un CGNAT. Cela change-t-il la lecture de la trace ?
Avec un NAT opérateur, votre FAI partage une adresse publique entre plusieurs clients : le saut 2 ou 3 montre alors souvent une adresse privée de la plage 100.64.0.0/10 dans le réseau du FAI. Cela ajoute peu de latence en soi, mais empêche d'héberger un serveur chez vous et peut amener Port Check à signaler votre port comme fermé ou filtré. Le reste du chemin se lit normalement.